18 Déc 2013

Maryam Radjavi avec les parlementaires italiens

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Maryam Radjavi avec les parlementaires italiens

Je suis très heureuse de me retrouver une fois de plus dans la maison de la démocratie italienne. La déclaration signée par une majorité de députés italiens illustre la solidarité précieuse de l’Italie avec le peuple iranien. En mettant en avant la défense des droits humains en Iran et la sécurité des habitants de Liberty, cette déclaration dessine une politique qui doit être à l’avant-garde de la politique européenne et de la communauté internationale face au régime iranien.

Au nom du peuple iranien et de sa résistance, j’adresse mes plus sincères remerciements aux députés italiens. Il se trouve que dans la juste lutte pour la démocratie, la paix et la souveraineté populaire, la majorité des parlementaires des pays européens et des Etats-Unis sont heureusement à nos côtés. C’est pour nous et notre peuple une source de réconfort.

Je suis très heureuse de pouvoir aujourd’hui vous informer que la justice espagnole, sur la plainte de parents d’Achrafiens, entame des poursuites contre le conseiller à la sécurité nationale de Maliki qui est aussi responsable du comité chargé de la répression d’Achraf, pour crime contre la communauté internationale, massacre et rapt à Achraf.

La justice souligne que les Moudjahidine d’Achraf sont des personnes protégées en vertu de la 4e convention de Genève. Des éléments de l’accusation contre le conseiller à la sécurité de Maliki le concernent en sa qualité de président du « Comité d’Achraf » pour « 35 meurtres et 337 blessures volontaires le 8 avril 2011, 52 meurtres et 7 enlèvements le 1 septembre 2013 ».

Par conséquent, les efforts à grande échelle et la grève de la faim des habitants de Liberty et des Iraniens à travers le monde, ainsi que les démarches des grands amis de la Résistance iranienne sur le plan international, comme le parlement italien, viennent de franchir un grand pas vers la victoire.

Selon l’accord conclu entre le gouvernement fantoche des mollahs en Irak et l’ONU, les membres de la Résistance qui ont vécu et construit en 26 ans à leurs frais et à la sueur de leur front le camp d’Achraf, ont été contraints de partir au camp Liberty.

Selon la promesse de l’ONU, des USA et de l’Union européenne, il devait s’agir d’un camp de transit provisoire pour le transfert des membres de la Résistance vers des pays européens, mais cette promesse s’est avéré un mensonge. Au bout de presque deux ans, seuls 10% d’entre eux ont été transférés.

Par contre, le pouvoir irakien, conformément aux ordres des mollahs, a transformé le camp en une prison où même les visites des avocats et de la famille sont interdites et où les habitants sont sous blocus médical. Un grand nombre de malades sous l’effet du blocus et des obstructions inhumaines des forces irakiennes, ont perdu la vie.

De février jusqu’à présent, Liberty a été attaqué trois fois à la roquette entrainant la mort de 10 habitants. Les USA, l’UE et l’ONU lors du transfert forcé des Achrafiens, avaient promis à plusieurs reprises qu’ils assureraient leur sécurité et leur protection, mais ils n’ont pas tenu leurs promesses.

Si la résistance et ses soutiens n’avaient pas lancé une campagne internationale à ce sujet, les mollahs et leurs agents en Irak auraient déclenché bien plus de catastrophes à Achraf et à Liberty.

La semaine dernière, le groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées et le groupe de travail sur la détention arbitraire, ainsi que quatre rapporteurs spéciaux de l’ONU, sur les exécutions, sur la torture, sur les femmes et un autre expert indépendant de l’Onu ont demandé au pouvoir irakien de déterminer le lieu de détention des 7 otages enlevés à Achraf. Ils ont dit que les autorités irakiennes doivent donner des éclaircissements sur la situation des personnes disparues et assurer leur santé et leurs droits et s’abstenir de les extrader.

Auparavant, Amnesty international et l’OMCT avaient souligné que les otages d’Achraf se trouvaient en Irak et avaient désigné le gouvernement irakien comme responsable.

Alors que les organes et les responsables spécialisés tant à l’ONU que dans les organes des droits humains s’accordent sur la responsabilité du pouvoir irakien, il faut demander de quelle est cette politique funeste qui veut blanchir les criminels et l’accusé principal, à savoir Maliki, en piétinant les droits ? Cette attitude irresponsable allume le moteur d’un crime encore plus grand.

C’est pourquoi je répète ces mises en garde : Le gouvernement américain et l’ONU sont totalement responsables de tout ce qui peut arriver aux habitants de Liberty. Nous attendons du gouvernement italien qu’il prenne la tête d’une initiative dans l’Union européenne, pour contraindre le gouvernement irakien à fournir les équipements nécessaires à la protection de Liberty et à libérer les otages. Je demande également au gouvernement italien d’encourager les autres des gouvernements à accepter le transfert de groupes d’habitants de Liberty sur leur territoire. D’autant plus que la commission des Affaires étrangères de la Chambre des députés italienne a déjà adopté une résolution acceptant d’accueillir un groupe de membres de ce mouvement en Italie.

Chers amis,

Le massacre à Achraf et Liberty est l’autre face des violations des droits humains en Iran. Quatre mois après l’entrée en fonction du mollah Rohani, le nombre des exécutions dépasse les 400, la répression des membres des minorités religieuses et ethniques s’est intensifiée, les pendaisons et le fouet en public et les arrestations à grande échelle de jeunes sous n’importe quel prétexte pour développer le climat de terreur dans la société sont devenus un phénomène quotidien. Les attaques des mollahs pour détruire les antennes satellites et équipements de réception, et pour le filtrage d’internet et des réseaux sociaux se sont développées.

Malheureusement les gouvernements occidentaux, dans les tensions sur le programme de fabrication de la bombe atomique du régime iranien, ferment les yeux sur la situation des droits humains en Iran et la situation urgente de la prison de Liberty, ainsi que l’ingérence mortelle des mollahs dans la région.

Mesdames et messieurs,

Le guide suprême des mollahs, face à l’isolation et aux protestations sur le plan intérieur et international, a été obligé en raison de ses crises internes mortelles et de la faillite économique, de faire un pas en arrière dans les négociations nucléaires de Genève. Malheureusement l’accord de Genève ne garantit aucun contrôle des activités clandestines des mollahs et en un mot, laisse la clé de la fabrication de la bombe atomique entre leurs mains.

Etant donné la faiblesse et les crises du régime, si les 5+1 avaient exigé l’application complète des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, il est certain qu’ils auraient pu dans ces mêmes négociations contraindre le régime des mollahs à mettre un point final à tout son programme atomique funeste. Mais en raison de la politique extrêmement faible de l’Occident, trois semaines après la signature de l’accord, le régime iranien, comme à son habitude, se livre à des déformations et des tromperies.

Durant cette période, les mollahs ont annoncé officiellement la construction d’une nouvelle centrifugeuse plus sophistiquée et parlent de la poursuite de la construction et du développement de la centrale d’Arak et du développement du programme de production d’uranium.

La dictature en place est dans sa phase terminale. Face aux véritables pressions, elle n’a d’autre choix que de reculer. Il suffit de remplacer la politique de concessions et de complaisance avec les mollahs par une politique responsable et de fermeté.

La solution, elle aussi, est claire :
– Il faut contraindre les mollahs à accepter le protocole additionnel avec ses inspections inopinées de tous les sites déclarés et clandestins.
– Il faut oxyder toutes les réserves d’uranium et détruire tous les sites atomiques du régime.
– Il faut s’abstenir de réduire les sanctions internationales contre le régime iranien, jusqu’à ce qu’il accepte les résolutions du conseil de sécurité de l’ONU.

Le peuple iranien n’a pas oublié l’aide apporté par l’Italie aux jeunes pendant le soulèvement de 2009 en Iran et attend de l’Italie et de tous les pays occidentaux de ne pas se taire, en raison des relations économiques, face aux violations des droits humains en Iran et au massacre des opposants à Liberty.

La solution ultime et catégorique pour l’Iran et la manière de contrer le danger urgent que posent les mollahs à la région est de soutenir la demande du peuple iranien et de sa résistance pour un changement de régime. Le peuple iranien et sa résistance organisée peuvent opérer ce changement.

Il est évident que nous avons toujours voulu et voulons toujours la tenue d’élections libres, sous l’observation de l’ONU. Nous nous battons pour un Iran démocratique fondé sur la séparation de la religion et de l’Etat, pacifique et non nucléaire, où tous les membres des diverses religions et ethnies bénéficieront de droits égaux et où la torture et les exécutions seront abolies. Nous soutenons le libre marché. Les femmes auront des droits égaux aux hommes, et participeront notamment à part égale à la direction politique. Nous rejetons les lois inhumaines de la charia des mollahs et il faut raviver les droits civiques qui ont été anéantis dans l’Iran des mollahs et les adapter à la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Une fois de plus je remercie les élus du peuple italiens pour leurs efforts en solidarité avec le peuple opprimés d’Iran et j’adresse à l’avance mes meilleurs vœux de Noël et de bonne année au peuple italien et à ses élus.

Je vous remercie.

Maryam Radjavi

Maryam Rajavi

Présidente-élue du Conseil
national de la Résistance
Iranienne

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