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12 Juil2019

Maryam Radjavi : le peuple et l’histoire d’Iran avancent vers une victoire inéluctable

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Maryam Radjavi : le peuple et l’histoire d’Iran avancent vers une victoire inéluctable

Discours à l’exposition des 120 années de lutte du peuple iranien pour la liberté

  

Mesdames et Messieurs,
Chers amis,
Je suis très heureuse de pouvoir vous accueillir à Achraf 3. Je vous rends une fois de plus hommage pour les efforts que vous avez déployés en soutien aux Achrafiens et à la Résistance iranienne.
Des efforts qui ont abouti au transfert en toute sécurité de l’ensemble des Moudjahidine du peuple. C’est une grande victoire à laquelle vous avez tous pris part.
Les mollahs et les pasdaran voulaient massacrer les éclaireurs et les combattants de la liberté. Mais dans cette campagne nous les avons vaincus. Ce fut une action d’éclat dans la lutte pour la liberté en Iran.
Je suis certaine que vous poursuivrez vos efforts aux côtés des Achrafiens jusqu’à Téhéran et jusqu’à un Iran libre et démocratique.
Aujourd’hui nous sommes rassemblés à Achraf 3, dans cette exposition de 120 années de lutte du peuple iranien pour la liberté. Un combat avec de multiples hauts et bas, pavés de nombreuses défaites et autant de victoires, baigné de larmes et rayonnant de sourires d’un peuple enchainé, opprimé et réprimé par deux dictatures, l’une monarchiste et l’autre religieuse. Mais cette voie va de l’avant vers une victoire certaine.
Nous avons ouvert notre chemin au milieu des potences, des massacres, des bombardements, des attentats à la bombe et des inscriptions sur les listes terroristes et vous avez toutes et tous été à nos côtés pour les surmonter.
Tant de fois, à la manière du phénix, cet oiseau de légende, nous avons brûlé avant de renaitre de nos cendres. Au milieu des hostilités hystériques et des campagnes de diabolisation et de terrorisme effrénées, nous avons redressé la tête. Les mollahs au pouvoir en Iran veulent faire croire qu’il n’existe pas d’alternative crédible et que les moudjahidine du peuple (OMPI) n’ont pas de base sociale.
Mais l’histoire, avec notre persévérance et celle de notre peuple, se moque des mollahs.

Les chainons manquants


La lutte de 120 années que notre peuple a menée a trouvé, au prix d’un lourd tribut, un à un les chainons manquants menant à la victoire inéluctable. Une structure homogène et une lutte organisée, avec une force déterminée, expérimentée et prête au sacrifice, étaient de ces chainons manquants des mouvements précédents du peuple iranien qui, malgré tous les sacrifices, ont fait que ces luttes n’ont pas abouti. Et à présent, Achraf 3 incarne la résistance organisée du peuple d’Iran pour la liberté.
Chers amis,
Lorsque j’ai découvert des parties de cette exposition, bien que j’ai vécu durant 40 ans tous les moments ainsi que les hauts et les bas de cette résistance, j’ai été à nouveau frappée par la réalité de ces hommes et de ces femmes et la grandeur de cette résistance, et j’ai aussi été frappée par les crimes du régime des mollahs contre les meilleurs enfants du peuple iranien. Le temps ne me permet pas de vous expliquer l’impact profond de ces scènes. Vous les voyez de près. D’un côté l’ampleur gigantesque des crimes et de l’autre l’ampleur gigantesque du sacrifice, de la foi et de l’épopée de la formidable résistance de l’avant-garde du peuple iranien. Oui, c’est vraiment stupéfiant.
Bien sûr, cette exposition n’est qu’un fragment de l’histoire de la lutte du peuple iranien pour la liberté.
Notre nation, au début du 20e siècle, avec la révolution constitutionnelle, a réussi à écarter la tyrannie de la monarchie absolue. Mais en moins de 15 ans, en raison de l’absence d’infrastructures et d’institutions démocratiques, la dictature est revenue. En l’absence de leadership, de structure et d’organisation, les défenseurs de la liberté ont été réprimés et avec le coup d’Etat de Reza Khan [Pahlavi], une nouvelle dictature s’est installée.
Trente ans plus tard, en 1952, le Dr Mossadegh, dirigeant du mouvement de nationalisation du pétrole iranien, a formé le premier et le seul gouvernement véritablement national et démocratique en Iran. Mais en moins de deux ans et demi, il a été renversé par un coup d’Etat de la CIA. Mossadegh a été emprisonné et son ministre des Affaires étrangères Hossein Fatemi, a été exécuté.
La dictature noire du chah a régné pendant 25 ans sur l’Iran.
Si Mossadegh avait eu la possibilité d’enraciner les traditions démocratiques, le visage de l’Iran et de la région serait aujourd’hui différent et la menace de l’intégrisme et de l’extrémisme n’aurait pu trouver sa place.
Le véritable héritier du chah était Khomeiny. Dans sa dictature à partie unique, le chah a éliminé les partis traditionnels. En l’absence de liberté et de partis politiques, il ne restait personne d’autre que Khomeiny.
Le chah avait exécuté ou emprisonné les dirigeants des Moudjahidine du peuple et de toutes les forces progressistes. C’est ainsi que Khomeiny, en tant que chef religieux en exil, a trouvé l’occasion de s’installer sur la vague de la révolution du peuple iranien.
En fait, il a usurpé la révolution du peuple iranien et dès le départ a instauré la dictature religieuse, ou ce qu’il appelait le pouvoir absolu du guide suprême. Cependant malgré tous ses crimes et ses massacres, il n’a pas réussi à éteindre la flamme de la liberté.

La liberté, l’objectif de la révolution antimonarchique


Dès ce premier jour, l’organisation des Moudjahidine du peuple, sous la direction de Massoud Radjavi, qui venait à peine de sortir de prison par la force du soulèvement populaire, a lancé le slogan de la liberté et dressé le drapeau de la lutte contre la dictature religieuse du guide suprême.
Il n’a pas permis à Khomeiny de cacher sa férocité sous le masque de la religion et ne lui a pas permis de se stabiliser et d’installer pour toujours son califat diabolique sous la bannière de l’islam. Avec le slogan de paix et de liberté, il n’a pas permis à Khomeiny de continuer davantage sa guerre injuste de huit ans avec l’Irak.
La guerre de Khomeiny, avec le slogan de conquête de Jérusalem via Kerbala et l’Irak, a causé du seul côté iranien un million de morts et un million de blessés et de mutilés, ainsi que mille milliards de dollars de dégâts et la destruction de 50 villes.
Massoud Radjavi a fondé en 1981 à Téhéran le Conseil national de la Résistance et six années plus tard l’Armée de libération nationale iranienne à Achraf. Aux premiers jours du retour de Khomeiny en Iran, lors de sa rencontre avec Massoud à Téhéran, Khomeiny lui a dit : « vous êtes jeunes et les jeunes vous écoutent. Ecrivez quelques lignes disant que ceux qui ne sont pas religieux n’ont pas le droit d’avoir des activités politique et je vous ouvrirai la voie. » Massoud lui a répondu qu’il ne pouvait pas le faire, parce que le peuple avait fait une révolution pour la liberté et que du point de vue des Moudjahidine du peuple, l’islam est la religion de la liberté.
Khomeiny a compris tout de suite les Moudjahidine du peuple n’allaient pas renoncer à leur objectif ni à leur foi dans la liberté pour une place au pouvoir.

40 années de lutte entre la tyrannie et la liberté


Cet objectif a eu en 40 ans 120.000 martyrs pour la liberté – notamment 30.000 d’entre eux, massacrés en 1988 uniquement pour n’avoir pas cédé sur le nom de Moudjahidine du peuple – et un demi-million de personnes arrêtées et cruellement torturées.
Certaines de nos sœurs ayant été emprisonnées ont passé des jours et des semaines dans des cages en position accroupies jusqu’à ce qu’elles cèdent. Des prisonnières qui ont enduré cette torture pendant des mois, se trouvent aujourd’hui parmi nous. Elles ont connu des tortures sauvages, comme le supplice d’une mère devant son enfant ou le contraire, suspendre une détenue au plafond et d’autres encore. Mais les mollahs n’ont pas réussi à les briser.
C’est de cette manière que la résistance a pu continuer et qu’elle s’est développée à Achraf et Liberty. Les crimes des mollahs, à Achraf et Liberty avec 22 ultimatums en dix ans, un blocus médical, la torture blanche avec plus de 300 haut-parleurs pendant deux ans et 29 attaques au sol et dans les airs, avec des blindés et des roquettes qui ont fait 7 bains de sang, sont le prix que chacun de ces Moudjahidine du peuple ont payé de tout leur être.
Posez la question à qui vous semble bon, on vous répondra que leur persévérance était fondée sur trois éléments :
En premier, le choix en toute conscience de la voie de Dieu et du peuple, c’est-à-dire la voie de l’évolution et de l’histoire
En second, le choix de la cause de la liberté du peuple d’Iran, cela aussi en toute conscience, et du prix à payer,
Et en troisième, la structure appropriée pour parvenir à la liberté, à savoir les Moudjahidine du peuple d’Iran que les mollahs tentent depuis 40 de toutes leurs forces d’éliminer.


La cité d’Achraf, digne et puissante


Chers amis,
La scène politique de ces 40 dernières années dans tout l’Iran, a été une bataille entre la tyrannie et la liberté dont les Moudjahidine du peuple ont été l’avant-garde. En Iran, du nord au sud, on ne trouve pas une seule ville qui n’ait vu leur sang couler.
Mais aujourd’hui, nous sommes à un tournant. La cité d’Achraf a une fois de plus été édifiée, digne et puissante, et resplendit comme le bastion de la résistance.
Une cité d’Achraf qui s’est reproduite sous la forme d’un millier d’unités de résistance partout en Iran. Et une société explosive qui ne veut plus rien accorder au régime des mollahs et qui veut son renversement.
En face, se trouve un régime plongé dans les crises de sa belligérance et de son terrorisme, dans les sanctions internationales et dans la phase de son renversement. Mais le peuple et l’histoire de l’Iran avancent sur la route de la victoire assurée.
Sur cette voie, l’organisation des Moudjahidine du peuple, avec un millier de femmes héroïques qui forment son conseil central, dépasse une simple organisation politique et constitue pour la nation iranienne un trésor national et l’espoir dans la liberté et la démocratie.
Il ne fait aucun doute que liberté l’emportera sur la tyrannie et que le jour de la libération du peuple iranien arrivera.
Je vous remercie.

Maryam Radjavi : le peuple et l’histoire d’Iran avancent vers une victoire inéluctable

Maryam Radjavi

 

Présidente-élue du Conseil national de la Résistance Iranienne

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